Le deuil ou le cri du système nerveux : quand le sentiment de solitude s'inscrit dans le corps

Le deuil ou le cri du système nerveux : quand le sentiment de solitude s'inscrit dans le corps
Le deuil : une perte d'ancrage
Le deuil est avant tout une perte d'ancrage. Pour notre cerveau, l'autre est bien plus qu'une présence : c'est une véritable position GPS.
Quand la personne part, notre système nerveux ne sait plus à quel endroit il se trouve. Il perd son point de repère physique et émotionnel. C'est ce qui explique cette sensation de vertige, de flottement ou d'irréalité que l'on ressent après une perte.
Or, l'ancrage est ce qui permet à notre système nerveux de ne pas dériver vers l'angoisse ou l'effondrement. Sans cet ancrage qu’est l'autre, nous sommes comme en haute mer et sans réseau. C’est une réalité biologique : notre boussole intérieure est désorientée.
Le deuil est une rupture de résonance
L’autre est bien plus qu'une simple présence. Il est le port d'attache qui permet à notre propre corps de se sentir en sécurité et de rester en équilibre. À travers son regard, son attention et ses rituels, il est comme un écho vital : il confirme notre existence, apaise nos tensions les plus profondes sans même que nous ayons besoin d'y penser et nous offre un sentiment de sécurité profonde.
Lorsque ce lien semble avoir disparu, c'est tout notre équilibre interne qui vacille. Ce n'est pas seulement de la tristesse : c’est un signal d'alarme de notre système nerveux qui cherche cette résonance perdue. Et sans cet écho familier pour nous rassurer, nous avons parfois le sentiment de ne plus exister tout à fait.
Sortir des injonctions : le corps ne décide pas
Il ne s'agit pas de volonté. Personne ne peut décider d'aller bien quand son corps crie le manque de sentiment de sécurité.
Les injonctions classiques comme : Apprends à être heureux.se seul.e, Prends soin de toi ou Sois fort ignorent la réalité de notre câblage humain : nous sommes des êtres de lien. On ne peut pas demander à un système nerveux privé de son port d'attache de simplement passer à autre chose ou de puiser dans des ressources qu'il n'a plus.
Pourtant, une question demeure : pendant que nous attendons que l'extérieur valide à nouveau notre droit d'exister, ne risque-t-on pas de s'effacer soi-même ?
Retrouver la sécurité intérieure
Mon approche Intui-Reliance ne consiste pas à oublier, à remplacer ou à rompre le lien. Je suis convaincue qu’un lien profond ne se rompt jamais. En revanche, on peut en transformer la nature en modifiant l'espace relationnel qui nous unissait à l'autre, qu'il soit présent ou absent, vivant ou mort.
Il s'agit d'apprendre à offrir à votre propre système nerveux cette présence aimante que vous attendiez de l'autre. C'est un chemin pour transformer la douleur du vide en une relation solide avec vous-même.
En modifiant cet espace, nous ne cherchons pas à effacer cette attache extérieure qui a existé à vos côtés mais à permettre à votre corps de retrouver un état de sécurité. C'est ainsi que l'on sort de la dérive pour re-vivre une relation vraie, ici et maintenant, ancrée dans une solidité intérieure retrouvée.
Corinne Macone
L'éclairage de Corinne :
Je suis amenée à rencontrer des personnes épuisées de lutter contre l'absence. Elles cherchent désespérément à l'extérieur, dans les souvenirs, dans l'attente, dans le silence, ou en un.e autre, une réponse ou un apaisement qui ne vient plus.
C’est là que se joue la nuance de mon approche Intui-Reliance : modifier l'espace pour transformer le lien.
Modifier l’espace, c’est accepter que le quai d'attache où l’on se rejoignait physiquement est désormais fermé. C’est décider d’arrêter de chercher ses réponses et son sentiment de sécurité à l’extérieur. Ce n’est pas un renoncement, c’est le début d’une métamorphose. En fermant la porte de la communication extérieure, nous ouvrons celle de votre jardin privé : votre propre cœur.
Le lien qui vous unit à l’autre est une corde invisible qui ne se rompt jamais. Mais pour que cette corde cesse de vous tirer vers le vide, il faut en changer la substance. Tout ce que l’autre vous apportait (sa douceur, sa force, sa structure) n’a pas disparu. C’est un cadeau qu’il vous a fait et aujourd’hui, une ressource qui demande simplement à être relogée.
Mon rôle est de vous accompagner pour que vous puissiez, petit à petit, extraire ces trésors du lien pour les incorporer à votre propre système nerveux. C'est ainsi que l'on passe de la souffrance du vide à la mémoire vivante.
Et la mémoire vivante, ici, n’est pas un souvenir qui fait mal, mais une présence qui devient une solidité intérieure, un nouvel ancrage qui vous permet de re-vivre, enfin, une relation vraie avec vous-même et avec le monde.
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Situé au cœur de la Provence, mon cabinet à Villemus accueille les personnes venant de Manosque, Forcalquier, Pertuis et des communes environnantes du Luberon. Pour ceux qui ne peuvent se déplacer, les séances sont également disponibles à distance.
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